Journée des doctorants – 22 juin 2018

 Depuis 2016, la journée des doctorants fait partie de nos dernières activités communes avant que l’été ne s’annonce vraiment. Elle constitue un temps de rencontre et d’échanges particuliers qui permet à la fois aux doctorants d’Elico de se retrouver et aux enseignants-chercheurs de mieux les connaître et de découvrir, ou suivre leurs sujets.

Cette année la journée des doctorants aura lieu le 22 juin prochain grâce à l’engagement d’Alec-Sic, et tout particulièrement cette année de Thomas et de Michaël que je remercie chaleureusement car ils bouclent tous deux leur manuscrit et la période est tendue. Je souhaite également remercier les huit doctorant.e.s qui ont répondu à mon appel et ont accepté de présenter leurs travaux. Certain.e.s sont proches de leur soutenance, d’autres moins, mais chacun.e a décidé de partager avec notre communauté ses avancées, ses questions, ses doutes comme ses certitudes ou résultats.

Rappelez-vous, cette situation de présentation de ces travaux n’est jamais facile pour les doctorant.e.s, et nous savons bien qu’elle l’est finalement de moins en moins au regard des contraintes et des exigences que notre environnement professionnel produit. Intimidante, elle est cependant tentante et représente une vraie opportunité de discussion scientifique, car c’est une sorte d’épreuve du feu, une confrontation presque d’égal à égal car si nous, EC, sommes professionnels de la discipline et de ses recherches, ils.elles sont expert.e.s de leur sujet. C’est bien pour cela que nous avons aussi à y apprendre et à y découvrir.

C’est pourquoi je ne doute pas que, comme lors de la première édition en 2016 ou des Doctorales qui ont remplacé la deuxième, nous serons à la hauteur de leurs espérances et de leurs engagements en étant nombreux à les écouter, à les questionner et à réagir avec toute la bienveillance nécessaire lors de cette troisième édition pleine de promesses.

Françoise Paquienséguy

Programme de la journée

9h30 – 10h

Ouverture de la journée (salle 303)

10h12h Atelier 1 (salle 103)

Animation : Adrian Staii

Atelier 2 (salle 101)

Animation : Chérifa Boukacem-Zeghmouri

10h11h

BIHAY Thomas

Le passage au numérique des médias locaux : entre mutations médiatiques et mutations territoriales.

Dir. : F. Paquienséguy & S. Cordonnier

ANTREMONT Maxime

Le musée, nouvel acteur d’un rapport médiatisé à la culture scientifique.

Dir. : J. Bonaccorsi

11h12h

KHOULE TALL Marianne

Éducation populaire, pouvoir d’agir et numérique : le cas de l’expérimentation Capacity Sainté.

Dir. : I. Garcin-Marrou & F. Labarthe

PIQUER LOUIS Oriane

Documenter l’expérience habitante de la ville sur les réseaux sociaux : corpus photographiques et données numériques, le sens des collections.

Dir. : J. Bonaccorsi & E. Egyed-Szigmond

12h13h30

Buffet offert par Elico aux membres inscrits (salle 202)

13h3015h30 Atelier 3 (salle 103)

Animation : Isabelle Garcin-Marrou

Atelier 4 (Salle 101)

Animation : Julia Bonaccorsi

13h30 – 14h30

NEXON Michaël

Médiations télévisuelles et numériques du politique : mises en scène, mises en récit et participation citoyenne.

Dir. : J. Bonaccorsi & A. Touboul

LEROY Clémentine

Du « Grexit » au « Brexit » : l’UE en questions. Analyse comparée des discours politiques et médiatiques français, britanniques et allemands.

Dir. : I. Garcin-Marrou & I. Hare

14h30 – 15h30

HAMID Marie

Le devoir de patrimonialisation : représentations des cultures issues de l’immigration. Le cas de la culture vietnamienne.

Dir. : J. Bonaccorsi & C. Jutant

MUHLMEYER Constance

Représentation des femmes vivant avec le VIH dans la presse généraliste française et allemande (1983-2015) et politiques publiques associées.

Dir. : I. Garcin-Marrou

15h3016h

BERNETIERE Camille & NAVARRO Nicolas (salle 303)

Comment trouver un post-doc en Sic ?

16h16h30

Synthèse et clôture de la journée

Françoise Paquienséguy

Atelier 1, animé par Adrian Staii (Salle 103, 10h-12h)

Le passage au numérique des médias locaux : entre mutations médiatiques et mutations territoriales

Thomas Bihay, sous la direction de F. Paquienséguy et S. Cordonnier

Résumé

Cette thèse apporte, en deux temps, un éclairage quant à la façon dont les industries créatives se déploient à l’international, au national et au local à travers les discours et actions d’acteurs hétérogènes jusqu’à donner lieu à leur opérationnalisation dans le cadre de politiques de reconfiguration territoriale visant à transformer durablement l’image d’un territoire donné. Dans un premier temps, l’intérêt porte sur la manière dont les industries créatives sont définies et promues à travers les rapports de certaines institutions internationales, nationales, voire locales constituant des figures d’autorité. Dans un second temps, l’accent est plus précisément mis sur la manière dont ces industries sont réinvesties dans le cadre de politiques de reconfiguration territoriale visant à constituer et diffuser une représentation créative du territoire local.

Éducation populaire, pouvoir d’agir et numérique : le cas de l’expérimentation Capacity Sainté

Mariane Khoule Tall, sous la direction de I. Garcin-Marrou et F. Labarthe

Résumé

La ville de Saint-Etienne compte 8 Espaces de Pratiques Numériques (EPN) de quartier, portés par des associations d’Éducation Populaire. En 2015, avec le centre social d’un quartier stéphanois, la Cotonne-Montferré, la mairie entame une démarche visant à proposer, par démarche participative, un espace d’empowerment social et numérique. Dans une démarche de recherche-action, notre thèse nommée « Capacity Sainté » examine cet EPN par la problématique suivante : l’empowerment en tension entre processus et résultat. Deux niveaux de recherche abordent l’empowerment comme technique d’intervention sociale co-construite par des institutions (publique et associative) et comme résultat de pratiques sociales et numériques d’usagers.

Atelier 2, animé par Chérifa Boukacem (Salle 101, 10h-12h)

Le musée, nouvel acteur d’un rapport médiatisé à la culture scientifique

Maxime Antremont, sous la direction de J. Bonaccorsi

Résumé

Le musée des Confluences fait partie de ces institutions inscrites dans un « tournant communicationnel » (Davallon, 1997) notable : architecture écrin, exposition-média, réinvention des activités de médiation, etc. Dans ce cadre, le musée use de solutions numériques et se rapproche des industries créatives pour produire de véritables expériences de médiations, alliant narration et patrimoine, réel et fiction, mise en scène et pédagogie. À partir de l’étude de cas de certains ateliers du musée des Confluences, nous allons voir comment la narration, soutenue par le numérique, se place comme « opérateur d’intégration » (Flon, 2012) et amène, par l’expérience, à une acculturation aux méthodes scientifiques.

Documenter l’expérience habitante de la ville sur les réseaux sociaux : corpus photographiques et données numériques, le sens des collections

Oriane Piquer-Louis, sous la direction de J. Bonaccorsi et E. Egyed-Szigmond

Résumé

En décembre 2015, les attentats survenus un mois plus tôt occasionnent l’annulation des illuminations d’habitude programmées pendant la Fête des Lumières depuis plusieurs années à Lyon. Cette rupture, permettant l’irruption d’un événement au sein d’un temps ritualisé, et l’inscription dans une histoire territoriale de la Fête nous ont conduit à faire de ce moment l’objet d’étude central de notre travail doctoral. Celui-ci s’intéresse à la médiatisation ordinaire sur les réseaux socionumériques. Il s’agit d’analyser en quoi ces photographies permettaient au public de développer un récit de cet événement qui lui est propre. Notre étude emploie une méthodologie hybride entre informatique et sémiotique. Nous pouvons avancer que c’est non pas un, mais trois récits qui s’imbriquent dans l’expression photographique de l’événement: celui d’un événement traditionnel, celui à destination des touristes et enfin, l’hommage aux victimes de l’attentat.

Atelier 3, animé par Isabelle Garcin-Marrou (Salle 103, 13h30-15h30)

Médiations télévisuelles et numériques du politique : mises en scènes, mises en récit et participation citoyenne

Michaël Nexon, sous la direction de J. Bonaccorsi et A. Touboul

Résumé

L’émergence de nouveaux dispositifs médiatiques – Facebook et surtout Twitter – modifie de nombreuses représentations et pratiques sociales et/ou professionnelles notamment journalistiques. La circulation de l’information politique et ses logiques de production et de réception se trouvent redéfinies. Les journalistes et les producteurs médiatiques font le choix d’une prise en compte de ces espaces dans leurs propres productions. Le dispositif télévisuel – et plus particulièrement les émissions politiques – est aujourd’hui travaillé par des pratiques et des variations intermédiatiques. L’analyse de notre corpus tend à montrer que trois grandes variations semblent mobilisées : inhérente, adhérente et exhérente. Ces logiques de remédiation de la parole et de circulation intermédiatique de l’information semblent agir non seulement sur la manière de mettre en scène et en récit la politique à la télévision mais aussi sur les « formes de grandeurs des acteurs situés » – journalistes, experts, acteurs politiques, citoyens.

Le devoir de patrimonialisation : représentations des cultures issues de l’immigration. Le cas de la culture vietnamienne

Marie Hamid, sous la direction de J. Bonaccorsi et C. Jutant

Résumé

Les cultures dites minoritaires, telles que la « culture vietnamienne », peuvent être appréhendées comme des êtres culturels. L’intérêt de cette approche est la multiplicité d’entrées qu’elle offre pour traiter les représentations de ces cultures. En observant les prétentions communicationnelles perceptibles dans ces représentations, il apparaît que le registre du « vrai » s’érige en norme d’énonciation de ces formes culturelles. Nous essayerons par conséquent de montrer, en abordant différentes situations de communication, comment l’analyse des modalités de mise en représentation de la culture dite vietnamienne permet de saisir les dynamiques complexes de sa médiatisation.

Atelier 4, animé par Julia Bonaccorsi (Salle 101, 13h30-15h30)

Du « Grexit » au « Brexit » : l’UE en questions. Analyse comparée des discours politiques et médiatiques français, britanniques et allemands.

Clémentine Leroy, sous la direction de I. Garcin-Marrou et I. Hare

Résumé

Discourir sur l’Union européenne, c’est la définir. C’est un enjeu de taille pour le journaliste ou l’acteur politique. L’objet UE se transforme en effet en fonction de la perspective avec laquelle le sens de sa politique sera donné, ainsi que ce soit dans la littérature scientifique ou les médias, l’UE semble insaisissable. La stratégie discursive de l’UE, évoluant dans des multiples espaces nationaux et non pas dans un espace public européen, est la dépolitisation des discours qui permet ainsi de légitimer l’Union. L’émergence des termes de Grexit et Brexit proprement européens réinvestis dans tous les médias nationaux est force de définition de l’UE notamment par son caractère polémique.

Représentation des femmes vivant avec le VIH dans la presse généraliste française et allemande (1983-2015) et politiques publiques associées

Constance Muhlmeyer, sous la direction de I. Garcin-Marrou

Résumé

Dès le début de l’épidémie de VIH, le travail associatif effectué principalement par des personnes malades et leurs proches a constitué une source d’informations importante pour les malades eux-mêmes, mais également pour la presse : les associations ont incarné la maladie aux yeux du public, tout en utilisant des méthodes nouvelles pour attirer l’attention des médias. Les discours de presse contribuent donc très tôt à forger des représentations et un imaginaire autour du VIH, en particulier en ce qui concerne les femmes vivant avec le VIH. Ces dernières bénéficient ainsi d’un traitement particulier dans la presse, du fait entre autres de l’usage de stéréotypes de genre.

Comment trouver un post-doc en Sic ? (salle 303)

Présentation de Camille Bernetière et Nicolas Navarro

À la recherche d’un postdoctorat…

Une fois la thèse soutenue, plusieurs étapes sont encore nécessaires si le ou la jeune docteur.e veut poursuivre une carrière universitaire : l’obtention de la qualification, éventuellement les premières auditions, mais certainement aussi la réalisation d’un contrat postdoctoral.

Ce dernier possède plusieurs avantages : si le ou la jeune docteur.e n’a pas obtenu sa qualification après la soutenance, il lui permet de rester dans la recherche et de produire des publications qui nourriront son dossier. Ce contrat favorise également les rencontres avec d’autres équipes de recherche et parfois les travaux interdisciplinaires. Il permet aussi la poursuite des enseignements.

Or, les jeunes docteur.e.s reçoivent peu d’information sur les modalités d’obtention de ce type de contrat. Notre présentation sera articulée en deux temps : un premier temps de partage d’expériences postdoctorales avec les doctorant.e.s d’Elico pour les aider à se préparer à cette perspective ; un second temps de présentation de la construction en cours d’un projet postdoctoral dont nous sommes les porteur.e.s.